vendredi 19 août 2016

Chronique

La Révolution des Fourmis, de Bernard Werber
( troisième tome de La trilogie des Fourmis) 



Éditeur : Le Livre de Poche



Nombre de pages : 672


Genre : Roman animalier de "philosophie fiction" ( terme choisi par l'auteur) 


Prix : 7,90 €


Date de publication : 3 mai 1996


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Ma note : 16/20
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Résumé



D'un côté, les fourmis. Elles se demandent si nous sommes des monstres géants ou des dieux infinis. De l'autre, nous, les hommes. Au mieux, nous sommes indifférents à ces êtres minuscules. Au pire, nous nous acharnons à les écraser. Pourtant, après des millénaires d'incompréhension, les deux civilisations les plus évoluées de la planète vont peut-être se rencontrer, se comprendre, se connaître enfin.


Mon avis


    ♦ Qu'est ce qui m'a attirée dans ce roman ?

Possédant toute La trilogie des Fourmis dans un même volume et ayant beaucoup aimé les deux premiers tomes, je décidais d'enchaîner directement avec le troisième. Je me demandais comment allait évoluer les personnages ainsi que la relation entre les humains et les fourmis. J'essayais de deviner la fin de cette trilogie, mais une multitude était possible. 

          ♦ Quelles sont ses qualités ?

J'ai été un peu déçue par cette suite, même si j'ai beaucoup aimé ce tome malgré tout. Un fois rentrée dans l'histoire, après un certain nombre de pages, j'ai retrouvé une écriture captivante et une histoire que j'avais envie de suivre jusqu'au bout. J'ai en effet continué à lire avec intérêt l'évolution de la relation entre les Hommes et les fourmis, celle-ci permettait de plus une réflexion très intéressante sur l'Homme et sa façon de penser centrée sur le genre humain. Cela donne un côté réaliste à ce roman dans ces moments pendant lesquels les Hommes autres que les personnages principaux se confrontent aux fourmis. Je dirais qu'il faut lire entre les lignes de ce livre pour en comprendre tout le sens, car les fourmis ne sont en fait qu'un exemple. Découvrir certains des aspects de notre société appliqués à ces insectes nous donne une autre vision de celle-ci et permet de se remettre en question. 
De plus, comme dans les trois tomes de cette trilogie, les personnages sont très attachants. Julie, l'héroïne de cette dernière histoire, m'a énormément touchée de par ses ressentis, sa façon de penser, sa vie en générale, je pense d'ailleurs que c'est un des protagonistes que j'ai préféré dans toute l'aventure. 
Enfin, encore une fois, une énigme basée sur des allumettes est proposée, agissant un peu comme un fil conducteur. J'ai adoré me torturer les méninges à chaque fois afin de trouver la solution, même si j'avoue avoir échouée pour ce dernier tome. En tout cas, je trouve que c'est une bonne façon de nous intégrer encore plus dans cette fiction en nous faisant participer. 

          ♦ Et se défauts ?

Ce dernier tome ne m'a pas autant plu que le deuxième, néanmoins, je dois avouer que la barre avait été placée haute. Certains aspects m'ont malgré tout déçue, même si, heureusement, les défauts se trouvent principalement au début du roman et s'atténuent quasiment tous par la suite. 
Tout d'abord, j'ai mis du temps à rentrer dans l'histoire, plus particulièrement celle des fourmis qui me paraissait longue à démarrer et ayant moins d'intérêt, ce qui s'est très nettement amélioré dans la suite.
De plus, certaines situations ou actions m'ont donné l'impression d'être extrêmement prévisibles, par ce fait moins de suspense était présent et je m'ennuyais presque à certains passages dans les premières centaines de pages.
Enfin, j'ai trouvé que quelques personnages étaient très caricaturaux, cela ne m'a pas gênée énormément, mais cela m'a surprise et j'aurais préféré plus de nuance dans ceux-ci. 

          ♦ Impression générale à propos de la fin du roman 

Contrairement au début du roman, qui m'avait un peu refroidie, la fin m'a entièrement ravie. Elle n'était ni trop simple, ni irréaliste. De plus, elle permet d'imaginer encore d'autres histoires, ce n'est en effet pas une fin "fermée" mais bien une qui ouvre la porte à des milliards de possibilités. En bref, j'ai vraiment adoré cette conclusion et elle me fait même oublier la déception que j'avais un peu ressenti au départ.



Bilan

Malgré les doutes que j'ai éprouvé au début de ce tome, j'ai été heureuse de m'être accrochée et d'avoir continuée, car la suite était captivante et je n'aurais pas voulu rater ça. Ce roman conclu parfaitement la trilogie et les nombreuses qualités qu'il recèle en font une excellente fiction nous amenant à réfléchir tout en passant un très bon moment en compagnie de nos compagnons fourmis et humains auxquels on s'attache autant. 
L'Encyclopédie du savoir relatif et absolue inventée pour ce livre m'a énormément plu et cela a été mon coup de cœur dans les trois roman. 
Cette trilogie m'a donc émerveillée et je la recommande à ceux qui voudraient lire quelque chose d'un peu différent qui les fait voyager dans un autre univers se trouvant pourtant juste sous nos yeux.    


Citation 

"Hélas, il est certaines bêtises que chaque génération doit commettre, ne serait-ce que pour se souvenir des raisons pour lesquelles il ne faut pas les commettre."      
(citation extraite de la partie abordant les fourmis)                
          
          


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