Le Jour des Fourmis, de Bernard Werber
( second tome de La trilogie des Fourmis)
Nombre de pages : 496
Genre : Roman animalier de "philosophie fiction" ( terme choisi par l'auteur)
Prix : 7,60 €
Date de publication : 5 novembre 1992
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Ma note : 18,5/20
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Résumé
Elles sont un milliard de milliards. Nous les remarquons à peine, elles nous guettent pourtant depuis longtemps. Pour certaines, nous sommes des Dieux. Pour les autres, des êtres malfaisants. Avec une intelligence et une organisation prodigieuses qui n'ont rien à envier aux armées les plus redoutables, elles se préparent à une lutte sans merci. Qui seront les vrais maîtres de la terre ? De la réponse à cette question leur survie dépend... La nôtre aussi. LE JOUR DES FOURMIS est-il vraiment arrivé ?
Mon avis
Résumé
Elles sont un milliard de milliards. Nous les remarquons à peine, elles nous guettent pourtant depuis longtemps. Pour certaines, nous sommes des Dieux. Pour les autres, des êtres malfaisants. Avec une intelligence et une organisation prodigieuses qui n'ont rien à envier aux armées les plus redoutables, elles se préparent à une lutte sans merci. Qui seront les vrais maîtres de la terre ? De la réponse à cette question leur survie dépend... La nôtre aussi. LE JOUR DES FOURMIS est-il vraiment arrivé ?
Mon avis
♦ Qu'est ce qui m'a attirée dans ce roman ?
Le premier tome m'ayant beaucoup plu, je me demandais si la suite se révélerait aussi intéressante. J'avais peur que cela soit répétitif et que je finisse par m'ennuyer. Malgré tout, je le commençai avec empressement afin de découvrir la suite des aventures des fourmis et des humains.
♦ Quelles sont ses qualités ?
J'ai été très agréablement surprise de découvrir un tome 2 encore meilleur que le tome 1 ! Tout d'abord, premier point positif et pas des moindres, l'alternance entre les parties sur les fourmis et celles sur les humains est beaucoup mieux rythmée. De plus, nous ne sommes jamais perdus, tout reste très clair, j'ai d'ailleurs trouvé ce tome plus fluide, rendant la lecture plus agréable. Mais peut-être est-ce dû au fait que l'histoire se déroulant dans le monde des humains est un peu plus présente ainsi qu'à la manière dont l'auteur nous fait vivre une même situation à travers plusieurs regards différents. J'ai d'ailleurs énormément apprécié ce genre de passage, je les ai trouvés très bien construits.
Les petits titres avant chacune de ces parties m'ont aussi beaucoup plu, je trouve qu'ils apportent vraiment une touche d'originalité au roman, à chaque fois je me demandais ce qui pouvait bien se cacher derrière tel énoncé. Cela permettait ainsi de créer encore plus de suspense, malgré le fait qu'il soit déjà bien présent, plus particulièrement pour la section à propos des fourmis.
Ces petits insectes nous apparaissent de plus en plus captivants et Bernard Werber parviendrait presque à nous faire croire que tout est réel, son écriture donnant en effet une impression de réalisme assez surprenante, dû aux nombreux détails présents, même si ce roman reste une fiction. Malgré tout, celui-ci fait énormément réfléchir sur des thèmes plus généraux, tel que notre rapport aux autres ou notre manière d'aborder des situations nouvelles. A travers un regard de fourmi, on trouve ainsi une critique de notre société qui touche plutôt juste
Enfin, l'évolution des personnages tout au long du roman est très intéressante et les rend attachants, autant les humains que la fourmi que nous suivons tout au long de son périple. Nous retrouvons pour ces premiers les personnages du tome 1, tout en suivant deux autres nouveaux protagonistes en parallèle, toutes les histoires se complétant comme un puzzle.
♦ Et ses défauts ?
J'ai évoqué dans les qualités le suspense qui m'a captivée dans la partie narrant l'aventure des fourmis, cependant je n'ai pas évoqué celle des humains. En effet, celle-ci est au départ basée sur une enquête policière, qui ne recèle néanmoins pas énormément de suspense et ne parvient pas vraiment à nous rendre curieux et à nous faire chercher la solution en même temps que les personnages. Je dirais que c'est le seul point négatif de ce roman, et qu'une histoire plus approfondie sur cette enquête n'aurait pu qu'améliorer encore ce livre. Malgré tout, le but de ce roman n'est peut-être pas d'être un bon polar, il recèle en effet beaucoup d'autres qualités qui rattrapent cela et qui font passer cette enquête à l'arrière-plan.
♦ Impression générale à propos de la fin du roman
La fin est l'aboutissement de tous les efforts déployés par les personnages au long du roman et on la découvre sans savoir ce qu'il va se passer, j'avais hâte et je n'ai pas été déçue. Elle était conforme au reste du roman et assez logique au final. Malgré tout, les surprises étant toujours présentes dans ce roman, on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre. Enfin, cette fin donne extrêmement envie de lire le prochain et dernier tome de la trilogie, que j'ai d'ailleurs entamé de suite.
Bilan
Réussir à captiver un lecteur en lui proposant une histoire sur les fourmis était un pari osé, mais réussir cet exploit sur deux romans est encore plus incroyable. J'ai été transporté par ce seconde tome, encore plus que par le premier qui me paraît maintenant beaucoup moins fluide. Les deux univers, fourmis et humains, se mêlent, se croisent et se rejoignent dans une fiction qui m'a captivée tout en me faisant réfléchir. La fourmi dont nous suivons les aventures est si attachante que je n'ai pu que l'adorer et l'accompagner en ressentant beaucoup d'émotions. J'ai donc pris un grand plaisir à lire ce roman et ne regrette pas d'avoir commencée cette trilogie qui, j'espère, me ravira encore au prochain tome.
Citation
"Lorsque les portes s'ouvrirent, elle s'aperçut avec désarroi que le wagon était déjà plein à craquer. Des visages et des mains étaient aplatis contre les vitres. Personne ne semblait avoir assez de courage pour appeler au secours.
Aucun auteur de science-fiction n'avait jamais prévu cela. Une civilisation où les gens acceptaient d'être compressés par milliers dans des boîtes de tôle !"
Aucun auteur de science-fiction n'avait jamais prévu cela. Une civilisation où les gens acceptaient d'être compressés par milliers dans des boîtes de tôle !"
( citation issue de la partie traitant des humains)

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