jeudi 11 août 2016

Chronique

Les fourmis, de Bernard Werber



Editeur : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 320

Genre : Roman animalier de "philosophie fiction" ( terme choisi par l'auteur) 

Prix : 6,60 €

Date de publication : 14 mars 1991


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Ma note : 18/20
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Résumé:

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis.


Mon avis

          ♦ Qu'est ce qui m'a attirée dans ce roman ?

Je reconnais avoir pris ce livre en étant assez dubitative, je ne savais pas à quoi m'attendre. Un livre sur les fourmis me semblait être une idée originale et le résumé m'attirait vraiment, j'espérais juste ne pas m'ennuyer, c'était ma plus grande crainte. En effet, oui, les fourmis sont intéressantes et étonnantes mais comment nous faire nous passionner pour elles pendant tout un roman ? Ne m'attendant à rien de précis, je commençai donc ce livre en entrant dans le plus grand des inconnus.

          ♦ Quelles sont ses qualités ?

Personnellement, je trouve que l'auteur a ici réalisé un coup de maître en ce roman. En effet, trois histoires se croisent et se mêlent habilement sans que nous ne soyons jamais perdus. L'histoire du monde des humains, celle des fourmis et les textes de l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, permettant de rendre encore plus fort le lien entre les deux premières, nous tiennent toutes en haleine jusqu'au bout. Le suspense omniprésent nous amène à nous poser de nombreuses questions et nous nous surprenons à essayer de trouver la solution des différentes énigmes que doivent affronter Hommes et fourmis. La limite entre réalité et fiction se floute et nous ne savons plus très bien la distinguer, rendant cette oeuvre encore plus intrigante. Car l'originalité est bien le point fort de ce roman, il réussit l'étonnant pari de nous captiver et de nous faire réfléchir à propos d'un monde auquel la majorité ne s'est jamais intéressée vraiment, moi y compris. Et même si des éléments appartiennent au domaine de l'imagination, nous ressortons en portant un regard différent sur le monde qui nous entoure, pas seulement sur les insectes mais sur notre manière d'aborder les choses en général. Enfin, j'ai eu un coup de cœur pour l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, j'ai trouvé la réflexion de l'auteur passionnante et ai pris grand plaisir à lire ces parties. 

          ♦ Et ses défauts ?

J'ai beaucoup de mal à trouver des défauts dans ce livre, je ne pense donc pas émettre d'autre défaut que deux remarques minimes. En effet, dans la partie sur les fourmis peut-être certaines descriptions très techniques ne sont pas forcément utiles, j'en ai en effet lues quelques une de ce type un peu en diagonale, malgré leur intérêt certain je ne doute en aucun cas de cela. De plus, dans l'histoire abordant les humains, j'ai trouvé que certaines situations se résolvaient légèrement trop rapidement.

          ♦ Impression générale à propos de la fin du roman 

Nos questions trouvent réponse seulement à la fin de ce roman, ce que j'ai beaucoup apprécié. De plus, j'ai trouvé ce dénouement très bien écrit avec les deux histoires principales se mêlant avec brio, maintenant jusqu'au bout l'effet de surprise. Là encore nous ressentons les émotions des personnages, comme si nous étions nous même des éléments de l'histoire. J'ai en bref aimé cette fin par laquelle je n'ai pas été déçue.


Bilan

Rien dans ce roman n'est classique, autant de part sa forme que de part son thème. L'auteur réussit cependant merveilleusement à gérer ses trois histoires et à faire des fourmis un élément essentiel et passionnant de son oeuvre. Cette lecture m'a transportée et je ne regrette en rien ce livre, m'attaquant de suite au deuxième tome de la trilogie. 


Citation


"Regarde où l'ennemi t'attaque : c'est souvent son propre point faible."

(citation extraite de la partie traitant des fourmis) 









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