mercredi 31 août 2016

Chronique

Le Meilleur des mondes, de Aldous Huxley 




Éditeur : Presses Pocket ( maintenant nommé Pocket )



Nombre de pages : 285



Genre : Dystopie, anticipation 



Prix : 4,70 €



Date de publication : 1932


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Ma note : 14/20
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Résumé

Bienvenue au Centre d'Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. À gauche, les couveuses où l'homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. À droite : la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. Tel fœtus sera Alpha – l'élite – tel autre Epsilon – caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle... La visite est à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu'avant l'avènement de l'État Mondial, l'être humain ait été issu d'un père et d'une mère ? Incroyable, dégoûtant... mais vrai. Dans une réserve du Nouveau Mexique, un homme Sauvage a échappé au programme. Bientôt, il devra choisir : intégrer cette nouvelle condition humaine ou persister dans sa démence...



Mon avis


          ♦ Qu'est ce qui m'a attirée dans ce livre ?

Ce livre m'attirait depuis un moment déjà, car ma mère me disait qu'il pourrait me plaire et qu'en plus il s'agit pour moi d'une des premières dystopies. Le résumé me donnait aussi envie de lire ce roman mais je ne sais pas pourquoi j'ai attendu aussi longtemps pour cela, je l'ai donc commencé en ne sachant pas vraiment à quoi m'attendre mais en pensant qu'il serait peut-être différent des histoires qu'on lit maintenant, arborant sûrement un autre point de vue car ayant été publié en 1932.

          ♦ Quelles sont ses qualités ?

Un des premiers éléments qui m'a plu dans ce roman est une des choses qui m'ont poussée à le lire : le concept. En effet, que tout le monde soit conditionné selon sa caste, que personne n'ai plus de père ou de mère et que les sentiments jugés négatifs soient éradiqués me paraissait un bon point de départ, j'ai beaucoup apprécié cette idée de société assez originale. Je n'ai bien sûr cité que quelques exemples, une multitude d'autres détails sur la fonctionnement de celle-ci sont à découvrir en lisant le livre. 
En parlant de détails, le livre en regorge, on sent que l'auteur a crée une société entière dans le moindre de ses recoins et j'ai ainsi pu évoluer dans un univers très bien construit.
Cette société, vous vous en doutez bien, est vouée à être remise en cause par les personnages principaux, et ceux-ci s'en chargent très bien. En effet, les protagonistes sont assez développés d'un point de vue psychologique et leur évolution tout au long du récit permet de remarquer les défauts et les failles de ce monde qui se voudrait parfait. On découvre des points négatifs auxquels on ne penserait pas au premier abord mais que ces personnages, par leurs pensées et leurs émotions, font ressortir. Ce roman nous propose de ce fait une réflexion très intéressante sur ce qui nous semble parfait mais qui ne le serait pas forcément sur un long terme.
Enfin, un détail, que j'ai cependant pris plaisir à lire, est les extraits de pièces de théâtre écrites dans leur version originale en note en bas des pages lorsque les personnages citent ces extraits, j'ai trouvé que c'était une bonne idée car il est vrai qu'une traduction ne peut jamais être fidèle à 100% à la version originale. Il est donc toujours intéressant de lire cette dernière afin de s'en faire sa propre idée et de découvrir la plume de l'auteur. 

          ♦ Et ses défauts ?   

Malgré toutes ces qualités, je n'ai pas réussi à complètement aimer cette lecture. En effet, tout d'abord, j'ai trouvé que certains passages au début du roman étaient ardus à comprendre ou contenaient presque trop de détails qui nous perdaient un peu. J'avais l'impression que l'auteur visualisait parfaitement ce qu'il nous contais, mais cela n'était pas toujours le cas pour moi. Dans la suite du roman, néanmoins, cette impression s'est estompée.
Cependant, le plus gros bémol reste le fait que, alors que je me trouvais à 40 pages de la fin du roman, je ressentais le sentiment de le commencer et d'être à peine rentrée dans l'histoire. Je trouve ainsi qu'on reste un peu sur notre faim, comme s''il manquait quelque chose. Malgré tout, ce roman reste réaliste mais j'aurais quand même aimé vivre une plus longue aventure avec les personnages.

          ♦ Impression générale à propos de la fin du roman

En dépit du fait que j'ai trouvé ce roman un peu court, j'ai beaucoup aimé la fin. En effet, je l'ai trouvée réaliste et dénonçant encore une fois les travers de cette société utopique, comme une dernière critique marquant les esprits. De plus, je ne m'y attendais pas du tout et l'effet de surprise a donc été total. 



Bilan

En résumé, j'ai été un peu déçue par ce roman, majoritairement à cause du fait que j'ai eu l'impression de ne lire que les premiers chapitres d'un univers foisonnant de bonnes idées et permettant une multitude de péripéties. J'ai cependant apprécié quand même ma lecture en suivant des personnages complexes et donc très intéressant dans une utopie permettant des critiques constructives et faisant réfléchir. Le suspense fait aussi partie de ce roman, ce qui n'est pas négligeable et m'a aussi permis d'aimer ce moment passé avec ce livre.



Citation

"Les mots peuvent ressembler aux rayons X : si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi."





dimanche 28 août 2016

Chronique

Harry Potter and the cursed child, de Jack Thorne, John Tiffany et J.K. Rowling


Éditeur : Little, Brown




Nombre de pages : 343




Genre : Fantastique 



Prix : 17,98 €



Date de publication : 31 juillet 2016



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Ma note : 19,5/20
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Résumé

It was always difficult being Harry Potter and it isn’t much easier now that he is an overworked employee of the Ministry of Magic, a husband and father of three school-age children. While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places.


Mon avis

          ♦ Qu'est ce qui m'a attirée dans ce livre ? 

En tant que fan inconditionnelle de la saga Harry Potter depuis ma plus tendre enfance, je ne pouvais que me précipiter sur ce nouveau tome, non sans une certaine appréhension je dois dire : j'avais peur de ne pas retrouver la magie des tomes précédents et de ne pas être autant transportée. Malgré tout, je me devais de le lire et j'étais très impatiente ! Et comme vous allez le voir, je n'ai pas été déçue.

          ♦ Quelles sont ses qualités ?

En ouvrant ce livre, j'ai eu comme l'impression de retrouver des amis, ou même des membres de ma famille que je n'avais pas vu depuis un long moment et qui me manquaient. Une vague de nostalgie m'a donc envahie et cela a renforcé ma peur d'être déçue, je ne voulais pas finir cette histoire sur une note négative. Heureusement, j'ai très vite compris que cela ne serait pas le cas. 
En effet, l'aventure que nous suivons est très prenante et je l'ai vécue en même temps que les personnages, ceux-ci étant très attachants et très bien développés au niveau psychologique, permettant ainsi d'avoir des protagonistes complexes qui nous ressemblent. J'ai ainsi pris beaucoup de plaisir à suivre toutes les péripéties et épreuves qu'ils affrontaient. Le fait que l'histoire des enfants soit liées à celle de leurs parents m'a enchantée, on découvre ainsi d'autres points de vue possible et revivre certains moments cultes d'une manière différente est une expérience intéressante. L'intrigue en elle même est bien construite et je ne me suis pas ennuyée une seconde, le suspense me poussant à continuer ma lecture afin de comprendre et de découvrir la fin.   
Certains ont été déstabilisés par la forme de ce tome qui est un script de pièce de théâtre, mais j'ai personnellement bien adhéré à cela. En effet, je trouve que cela évite de trop comparer ce livre aux autres tomes de la saga. De plus, c'est une autre façon d'aborder l'histoire qui a bercer mon enfance. Cela nous permet d'imaginer encore plus dans notre esprit les différentes scènes et cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture. Enfin, cela peut rendre plus facile une lecture en VO, les phrases étant plus courtes et allant droit au but et les descriptions étant réduites à quelques didascalies, théâtre oblige. Je dirais donc que quelqu'un voulant commencer la VO pourrait débuter avec cette pièce de théâtre. 
Le petit bonus non négligeable est la couverture magnifique que j'ai pris grand soin de ne pas abîmer, je parle bien sûr de celle se trouvant sous le rabat.

          ♦ Et ses défauts ?

Comme vous pouvez le deviner au vu de la note, je n'ai pas trouvé beaucoup de défauts à ce livre. Malgré tout, je pense qu'un élément aurait peut-être pu être amélioré, mais il ne s'agit pas d'un gros point négatif. J'ai en effet trouvé que le dénouement était trop rapide, j'aurais aimé un peu plus de développement, mais il ne faut pas oublier non plus qu'il s'agit d'une pièce de théâtre et non pas d'un roman où l'on peut se permettre plus de contenus.

          ♦ Impression générale à propos de la fin de ce script

Comme je l'ai dit précédemment, le dénouement était légèrement trop rapide à mon goût, cependant, en soit, la manière de résoudre les problèmes s'étant posés m'a beaucoup plu et j'ai n'ai pas été déçue. De plus, je trouve que la scène finale est une bonne conclusion de la pièce et j'ai refermé ce livre sans être restée sur ma faim.


Bilan 

J'ai pris un plaisir visible à retrouver mes premiers compagnons de lecture et je les laisse encore une fois en ayant passé un excellent moment dans ce monde merveilleux que j'ai à chaque fois du mal à quitter. Le fait que ce soit une pièce de théâtre n'a en rien handicapé le récit, je trouve même qu'il lui a donné une originalité permettant de se démarquer des autres. Comme vous l'avez compris, je suis totalement conquise par l'intrigue, les personnages et l'écriture. Je vous le conseille vivement en espérant que vous serez autant emporté par la magie de ce récit que moi.


Citation


"ALBUS: I didn’t choose, you know that? I didn’t choose to be his son."

vendredi 19 août 2016

Chronique

La Révolution des Fourmis, de Bernard Werber
( troisième tome de La trilogie des Fourmis) 



Éditeur : Le Livre de Poche



Nombre de pages : 672


Genre : Roman animalier de "philosophie fiction" ( terme choisi par l'auteur) 


Prix : 7,90 €


Date de publication : 3 mai 1996


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Ma note : 16/20
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Résumé



D'un côté, les fourmis. Elles se demandent si nous sommes des monstres géants ou des dieux infinis. De l'autre, nous, les hommes. Au mieux, nous sommes indifférents à ces êtres minuscules. Au pire, nous nous acharnons à les écraser. Pourtant, après des millénaires d'incompréhension, les deux civilisations les plus évoluées de la planète vont peut-être se rencontrer, se comprendre, se connaître enfin.


Mon avis


    ♦ Qu'est ce qui m'a attirée dans ce roman ?

Possédant toute La trilogie des Fourmis dans un même volume et ayant beaucoup aimé les deux premiers tomes, je décidais d'enchaîner directement avec le troisième. Je me demandais comment allait évoluer les personnages ainsi que la relation entre les humains et les fourmis. J'essayais de deviner la fin de cette trilogie, mais une multitude était possible. 

          ♦ Quelles sont ses qualités ?

J'ai été un peu déçue par cette suite, même si j'ai beaucoup aimé ce tome malgré tout. Un fois rentrée dans l'histoire, après un certain nombre de pages, j'ai retrouvé une écriture captivante et une histoire que j'avais envie de suivre jusqu'au bout. J'ai en effet continué à lire avec intérêt l'évolution de la relation entre les Hommes et les fourmis, celle-ci permettait de plus une réflexion très intéressante sur l'Homme et sa façon de penser centrée sur le genre humain. Cela donne un côté réaliste à ce roman dans ces moments pendant lesquels les Hommes autres que les personnages principaux se confrontent aux fourmis. Je dirais qu'il faut lire entre les lignes de ce livre pour en comprendre tout le sens, car les fourmis ne sont en fait qu'un exemple. Découvrir certains des aspects de notre société appliqués à ces insectes nous donne une autre vision de celle-ci et permet de se remettre en question. 
De plus, comme dans les trois tomes de cette trilogie, les personnages sont très attachants. Julie, l'héroïne de cette dernière histoire, m'a énormément touchée de par ses ressentis, sa façon de penser, sa vie en générale, je pense d'ailleurs que c'est un des protagonistes que j'ai préféré dans toute l'aventure. 
Enfin, encore une fois, une énigme basée sur des allumettes est proposée, agissant un peu comme un fil conducteur. J'ai adoré me torturer les méninges à chaque fois afin de trouver la solution, même si j'avoue avoir échouée pour ce dernier tome. En tout cas, je trouve que c'est une bonne façon de nous intégrer encore plus dans cette fiction en nous faisant participer. 

          ♦ Et se défauts ?

Ce dernier tome ne m'a pas autant plu que le deuxième, néanmoins, je dois avouer que la barre avait été placée haute. Certains aspects m'ont malgré tout déçue, même si, heureusement, les défauts se trouvent principalement au début du roman et s'atténuent quasiment tous par la suite. 
Tout d'abord, j'ai mis du temps à rentrer dans l'histoire, plus particulièrement celle des fourmis qui me paraissait longue à démarrer et ayant moins d'intérêt, ce qui s'est très nettement amélioré dans la suite.
De plus, certaines situations ou actions m'ont donné l'impression d'être extrêmement prévisibles, par ce fait moins de suspense était présent et je m'ennuyais presque à certains passages dans les premières centaines de pages.
Enfin, j'ai trouvé que quelques personnages étaient très caricaturaux, cela ne m'a pas gênée énormément, mais cela m'a surprise et j'aurais préféré plus de nuance dans ceux-ci. 

          ♦ Impression générale à propos de la fin du roman 

Contrairement au début du roman, qui m'avait un peu refroidie, la fin m'a entièrement ravie. Elle n'était ni trop simple, ni irréaliste. De plus, elle permet d'imaginer encore d'autres histoires, ce n'est en effet pas une fin "fermée" mais bien une qui ouvre la porte à des milliards de possibilités. En bref, j'ai vraiment adoré cette conclusion et elle me fait même oublier la déception que j'avais un peu ressenti au départ.



Bilan

Malgré les doutes que j'ai éprouvé au début de ce tome, j'ai été heureuse de m'être accrochée et d'avoir continuée, car la suite était captivante et je n'aurais pas voulu rater ça. Ce roman conclu parfaitement la trilogie et les nombreuses qualités qu'il recèle en font une excellente fiction nous amenant à réfléchir tout en passant un très bon moment en compagnie de nos compagnons fourmis et humains auxquels on s'attache autant. 
L'Encyclopédie du savoir relatif et absolue inventée pour ce livre m'a énormément plu et cela a été mon coup de cœur dans les trois roman. 
Cette trilogie m'a donc émerveillée et je la recommande à ceux qui voudraient lire quelque chose d'un peu différent qui les fait voyager dans un autre univers se trouvant pourtant juste sous nos yeux.    


Citation 

"Hélas, il est certaines bêtises que chaque génération doit commettre, ne serait-ce que pour se souvenir des raisons pour lesquelles il ne faut pas les commettre."      
(citation extraite de la partie abordant les fourmis)                
          
          


mardi 16 août 2016

Chronique

Le Jour des Fourmis, de Bernard Werber 
( second tome de La trilogie des Fourmis)



Editeur : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 496

Genre : Roman animalier de "philosophie fiction" ( terme choisi par l'auteur) 

Prix : 7,60 €

Date de publication : 5 novembre 1992


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Ma note : 18,5/20
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Résumé

Elles sont un milliard de milliards. Nous les remarquons à peine, elles nous guettent pourtant depuis longtemps. Pour certaines, nous sommes des Dieux. Pour les autres, des êtres malfaisants. Avec une intelligence et une organisation prodigieuses qui n'ont rien à envier aux armées les plus redoutables, elles se préparent à une lutte sans merci. Qui seront les vrais maîtres de la terre ? De la réponse à cette question leur survie dépend... La nôtre aussi. LE JOUR DES FOURMIS est-il vraiment arrivé ?

Mon avis


          ♦ Qu'est ce qui m'a attirée dans ce roman ?

Le premier tome m'ayant beaucoup plu, je me demandais si la suite se révélerait aussi intéressante. J'avais peur que cela soit répétitif et que je finisse par m'ennuyer. Malgré tout, je le commençai avec empressement afin de découvrir la suite des aventures des fourmis et des humains.

          ♦ Quelles sont ses qualités ? 

J'ai été très agréablement surprise de découvrir un tome 2 encore meilleur que le tome 1 ! Tout d'abord, premier point positif et pas des moindres, l'alternance entre les parties sur les fourmis et celles sur les humains est beaucoup mieux rythmée. De plus, nous ne sommes jamais perdus, tout reste très clair, j'ai d'ailleurs trouvé ce tome plus fluide, rendant la lecture plus agréable. Mais peut-être est-ce dû au fait que l'histoire se déroulant dans le monde des humains est un peu plus présente ainsi qu'à la manière dont l'auteur nous fait vivre une même situation à travers plusieurs regards différents. J'ai d'ailleurs énormément apprécié ce genre de passage, je les ai trouvés très bien construits. 
Les petits titres avant chacune de ces parties m'ont aussi beaucoup plu, je trouve qu'ils apportent vraiment une touche d'originalité au roman, à chaque fois je me demandais ce qui pouvait bien se cacher derrière tel énoncé. Cela permettait ainsi de créer encore plus de suspense, malgré le fait qu'il soit déjà bien présent, plus particulièrement pour la section à propos des fourmis. 
Ces petits insectes nous apparaissent de plus en plus captivants et Bernard Werber parviendrait presque à nous faire croire que tout est réel, son écriture donnant en effet une impression de réalisme assez surprenante, dû aux nombreux détails présents, même si ce roman reste une fiction. Malgré tout, celui-ci fait énormément réfléchir sur des thèmes plus généraux, tel que notre rapport aux autres ou notre manière d'aborder des situations nouvelles. A travers un regard de fourmi, on trouve ainsi une critique de notre société qui touche plutôt juste 
Enfin, l'évolution des personnages tout au long du roman est très intéressante et les rend attachants, autant les humains que la fourmi que nous suivons tout au long de son périple. Nous retrouvons pour ces premiers les personnages du tome 1, tout en suivant deux autres nouveaux protagonistes en parallèle, toutes les histoires se complétant comme un puzzle.

          ♦ Et ses défauts ? 

J'ai évoqué dans les qualités le suspense qui m'a captivée dans la partie narrant l'aventure des fourmis, cependant je n'ai pas évoqué celle des humains. En effet, celle-ci est au départ basée sur une enquête policière, qui ne recèle néanmoins pas énormément de suspense et ne parvient pas vraiment à nous rendre curieux et à nous faire chercher la solution en même temps que les personnages. Je dirais que c'est le seul point négatif de ce roman, et qu'une histoire plus approfondie sur cette enquête n'aurait pu qu'améliorer encore ce livre. Malgré tout, le but de ce roman n'est peut-être pas d'être un bon polar, il recèle en effet beaucoup d'autres qualités qui rattrapent cela et qui font passer cette enquête à l'arrière-plan.

          ♦ Impression générale à propos de la fin du roman 

La fin est l'aboutissement de tous les efforts déployés par les personnages au long du roman et on la découvre sans savoir ce qu'il va se passer, j'avais hâte et je n'ai pas été déçue. Elle était conforme au reste du roman et assez logique au final. Malgré tout, les surprises étant toujours présentes dans ce roman, on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre. Enfin, cette fin donne extrêmement envie de lire le prochain et dernier tome de la trilogie, que j'ai d'ailleurs entamé de suite. 

Bilan

Réussir à captiver un lecteur en lui proposant une histoire sur les fourmis était un pari osé, mais réussir cet exploit sur deux romans est encore plus incroyable. J'ai été transporté par ce seconde tome, encore plus que par le premier qui me paraît maintenant beaucoup moins fluide. Les deux univers, fourmis et humains, se mêlent, se croisent et se rejoignent dans une fiction qui m'a captivée tout en me faisant réfléchir. La fourmi dont nous suivons les aventures est si attachante que je n'ai pu que l'adorer et l'accompagner en ressentant beaucoup d'émotions. J'ai donc pris un grand plaisir à lire ce roman et ne regrette pas d'avoir commencée cette trilogie qui, j'espère, me ravira encore au prochain tome.

Citation

"Lorsque les portes s'ouvrirent, elle s'aperçut avec désarroi que le wagon était déjà plein à craquer. Des visages et des mains étaient aplatis contre les vitres. Personne ne semblait avoir assez de courage pour appeler au secours.
Aucun auteur de science-fiction n'avait jamais prévu cela. Une civilisation où les gens acceptaient d'être compressés par milliers dans des boîtes de tôle !"
( citation issue de la partie traitant des humains)

jeudi 11 août 2016

Chronique

Les fourmis, de Bernard Werber



Editeur : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 320

Genre : Roman animalier de "philosophie fiction" ( terme choisi par l'auteur) 

Prix : 6,60 €

Date de publication : 14 mars 1991


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Ma note : 18/20
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Résumé:

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis.


Mon avis

          ♦ Qu'est ce qui m'a attirée dans ce roman ?

Je reconnais avoir pris ce livre en étant assez dubitative, je ne savais pas à quoi m'attendre. Un livre sur les fourmis me semblait être une idée originale et le résumé m'attirait vraiment, j'espérais juste ne pas m'ennuyer, c'était ma plus grande crainte. En effet, oui, les fourmis sont intéressantes et étonnantes mais comment nous faire nous passionner pour elles pendant tout un roman ? Ne m'attendant à rien de précis, je commençai donc ce livre en entrant dans le plus grand des inconnus.

          ♦ Quelles sont ses qualités ?

Personnellement, je trouve que l'auteur a ici réalisé un coup de maître en ce roman. En effet, trois histoires se croisent et se mêlent habilement sans que nous ne soyons jamais perdus. L'histoire du monde des humains, celle des fourmis et les textes de l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, permettant de rendre encore plus fort le lien entre les deux premières, nous tiennent toutes en haleine jusqu'au bout. Le suspense omniprésent nous amène à nous poser de nombreuses questions et nous nous surprenons à essayer de trouver la solution des différentes énigmes que doivent affronter Hommes et fourmis. La limite entre réalité et fiction se floute et nous ne savons plus très bien la distinguer, rendant cette oeuvre encore plus intrigante. Car l'originalité est bien le point fort de ce roman, il réussit l'étonnant pari de nous captiver et de nous faire réfléchir à propos d'un monde auquel la majorité ne s'est jamais intéressée vraiment, moi y compris. Et même si des éléments appartiennent au domaine de l'imagination, nous ressortons en portant un regard différent sur le monde qui nous entoure, pas seulement sur les insectes mais sur notre manière d'aborder les choses en général. Enfin, j'ai eu un coup de cœur pour l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, j'ai trouvé la réflexion de l'auteur passionnante et ai pris grand plaisir à lire ces parties. 

          ♦ Et ses défauts ?

J'ai beaucoup de mal à trouver des défauts dans ce livre, je ne pense donc pas émettre d'autre défaut que deux remarques minimes. En effet, dans la partie sur les fourmis peut-être certaines descriptions très techniques ne sont pas forcément utiles, j'en ai en effet lues quelques une de ce type un peu en diagonale, malgré leur intérêt certain je ne doute en aucun cas de cela. De plus, dans l'histoire abordant les humains, j'ai trouvé que certaines situations se résolvaient légèrement trop rapidement.

          ♦ Impression générale à propos de la fin du roman 

Nos questions trouvent réponse seulement à la fin de ce roman, ce que j'ai beaucoup apprécié. De plus, j'ai trouvé ce dénouement très bien écrit avec les deux histoires principales se mêlant avec brio, maintenant jusqu'au bout l'effet de surprise. Là encore nous ressentons les émotions des personnages, comme si nous étions nous même des éléments de l'histoire. J'ai en bref aimé cette fin par laquelle je n'ai pas été déçue.


Bilan

Rien dans ce roman n'est classique, autant de part sa forme que de part son thème. L'auteur réussit cependant merveilleusement à gérer ses trois histoires et à faire des fourmis un élément essentiel et passionnant de son oeuvre. Cette lecture m'a transportée et je ne regrette en rien ce livre, m'attaquant de suite au deuxième tome de la trilogie. 


Citation


"Regarde où l'ennemi t'attaque : c'est souvent son propre point faible."

(citation extraite de la partie traitant des fourmis) 









mercredi 10 août 2016

Suicide squad


Titre : Suicide Squad

De : David Ayer

Avec : Jared Leto, Will Smith, Margot Robbie
Genre : Action, fantastique

Date de sortie (en France) : 3 août 2016 

Durée : 2h03

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Ma note :  5/5
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Résumé :

Les pires méchants de l’univers DC Comics réunis dans un même film.
C'est tellement jouissif d'être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu'invincible, l'agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu'aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s'embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu'au moment où ils comprennent qu'ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?


Mon avis :

Il y a peu j'ai été voir Suicide squad. De nombreuses personnes m'avaient prévenue que des critiques négatives avaient été écrites à propos de ce film, mais comme d'habitude je me suis dit que j'allais me faire mon avis et je n'ai donc pas été les lire afin de ne pas être influencée. Et j'ai bien fait. 

En effet j'ai vraiment adoré ce film, certes, l'histoire est peut-être en soit peu complexe avec quelques maladresses, mais je n'en attendais pas plus de ce genre de film. La bande son est tellement merveilleuse que je n'ai pu qu'être aux anges. De plus le Joker et Harley Quinn sont si fous et excentriques que je les ai aimés à la folie dans ce film. 

Pour les personnes disant que l'on ne voit pas assez le Joker, je pense qu'on le voit assez pour un film qui n'est, à la base, pas centré sur lui. En effet, on le voit dans de nombreuses scènes, toutes plus sublimes les unes que les autres. Ses apparitions sont très bien dosées et, fan de ce personnage, j'ai été comblée.   

Les autres personnages sont aussi très intéressants et chacun a une histoire qui, je trouve, les rend attachants et dont j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre le périple. Je veux bien avouer que l'un d'eux est un peu moins utile, je nomme Captain Boomerang, mais cela n'a en rien altéré ce film et ce personnage reste très drôle. 

En bref, je n'ai pas vu le temps passer pendant le visionnage et je suis ressortie en ayant aucun regret d'être aller voir ce film. De plus, je l'achèterai très probablement en DVD, ce qui m'arrive très rarement et démontre encore une fois mon impression générale.


N'hésitez pas à me faire des propositions, je lis des genres très différents et je suis toujours à la recherche de nouvelles lectures à découvrir, j'en serai donc ravie.


Livres 

Misery, de Stephen King
Elements, tome 1 : The air he breathes, de Brittainy Cherry
Reset, de Amy Tintera
Derrière la haine, de Barbara Abel
Mr Mercedes, de Stephen King
Cinder, de Marissa Meyer
Six of Crows, Leigh Bardugo
Eleanor and Park, de Rainbow Rowell
Demain est un autre jour, de Lori Nelson Spielman
Je t'ai rêvé, de Francesca Zappia
Vivants, de Isaac Marion
Delirium, de Lauren Oliver
Beautiful Disaster, de Jamie McGuire
Tant que nous sommes vivants, de Anne-Laure Bondoux
La malédiction Grimm, de Polly Shulman
Half Bad, de Sally Green
Simple, de Marie-Aude Murail
Les anges mordent aussi, de Sophie Jomain
Je veux vivre, de Jenny Downham
Love Letters Dead, de Ava Dellaira
The book of Ivy,de Amy Engel
Blacklistée, de Cole Gibsen
Addict, de Jeanne Ryan
Blade runner, de Philip K. Dick
Ne t'arrête pas, de Michelle Gagnon
Insaisissable, de Tahereh Mafi
Le Passeur, de Lois Lowry
La Sélection, de Kiera Cass
Angelfall, de Susan Ee
Le vide de nos cœurs, de Jasmine Warga
J'ai épousé un inconnu, de Patricia MacDonald
Un avion sans elle, de Michel Bussi
Delirium, de Lauren Oliver

mardi 9 août 2016

PAL


Roman historique : 

Terezin Plage, de Morten Brask


Fantastique :

Instinct 3, de Vincent Villeminot
Treize jours avant minuit, de Patrick Carman
La Fille du Marais, de Franny Billingsley
Code, Kathy et Brendan Reichs
Harry Potter and the cursed child, de Jack Thorne, John Tiffany et J.K. Rowling


Dystopie :

Le meilleur des mondes, de Aldous Huxley


Roman animalier de "philosophie-fiction" 
( terme choisi par l'auteur, j'ai été chercher car je ne savais vraiment pas comment définir ce livre)


La Trilogie des Fourmis, de Bernard Werber : 
I - Les fourmis
II - Le Jour des Fourmis
III - La Révolution des Fourmis

PAL


Roman historique : 

Terezin Plage, de Morten Brask


Fantastique :

Instinct 3, de Vincent Villeminot
Treize jours avant minuit, de Patrick Carman
La Fille du Marais, de Franny Billingsley
Code, Kathy et Brendan Reichs
Harry Potter and the cursed child, de Jack Thorne, John Tiffany et J.K. Rowling


Dystopie :

Le meilleur des mondes, de Aldous Huxley


Roman animalier de "philosophie-fiction" 
( terme choisi par l'auteur, j'ai été chercher car je ne savais vraiment pas comment définir ce livre)

La Trilogie des Fourmis, de Bernard Werber : 
I - Les fourmis
II - Le Jour des Fourmis
III - La Révolution des Fourmis

lundi 8 août 2016

Dans cet index, les livres seront classés par genre, catégorie dans laquelle ils seront ensuite disposés dans l'ordre alphabétique des noms de familles des auteurs. 

Dystopie


Reboot, de Amy Tintera --- 15/20
Le Meilleur des mondes, de Aldous Huxley --- 14/20


Fantastique


Harry Potter and the cursed child, de Jack Thorne, John Tiffany et J.K. Rowling --- 19,5/20


Roman animalier de "philosophie-fiction" 
( terme choisi par l'auteur, j'ai été chercher car je ne savais vraiment pas comment définir ce livre)

Les fourmis, de Bernard Werber --- 18/20
Le Jour des Fourmis, de Bernard Werber --- 18,5/20
La Révolution des Fourmis, de Bernard Werber --- 16/20







Chronique

Reboot, de Amy Tintera




Editeur : Le Masque

Nombre de pages : 328

Genre : Dystopie

Prix : 17 €

Date de publication : 12 février 2014


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Ma note : 15/20
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Résumé

Wren est morte après avoir reçu trois balles dans la poitrine. 178 minutes plus tard, elle est revenue à la vie, plus forte, plus rapide, plus résistante à la douleur et aux émotions. Elle est devenue une Reboot. Plus le temps de mort clinique est long, plus l'adolescent reboot est puissant et insensible. 120 minutes suffisent déjà à faire d'un adolescent normal un robot guerrier. Ce qui fait de Wren 178 l'arme la plus dévastatrice de la république du Texas. Aujourd'hui âgée de dix-sept ans, elle est l'un des meilleurs soldats de la SHER (Société Humaine d'Évolution et de Repopulation) et forme les nouvelles recrues d'une main de fer. Le dernier en date est loin de satisfaire ses exigences. Callum n'est qu'un 22, encore quasiment humain. Ses réflexes sont ceux d'un nouveau-né, il a peur de tout et semble destiné à faire sortir Wren de ses gonds. Sans trop savoir pourquoi, la jeune Reboot accepte pourtant de le prendre sous son aile. Si elle n'arrive pas à le former correctement, elle devra l'anéantir elle-même. Wren n'a jamais désobéi à un ordre, et, si elle le fait, elle subira le même sort que le jeune 22. Mais comment oublier cette incroyable sensation d'être toujours en vie, celle qui l'étreint quand elle est en compagnie de Callum ?

Mon avis

          ♦ Qu'est ce qui m'a attirée dans ce roman ?

J'ai choisi ce livre alors que je cherchais un roman à lire en anglais afin d'étoffer un peu mon vocabulaire dans cette langue dans laquelle j'aimerais savoir mieux m'exprimer. Son résumé m'a attirée en raison du concept même de la société fictive dans laquelle les personnages évoluent. En effet, le fait de revenir à la vie avec plus ou moins de sentiments selon le temps de mort me semblait être un bon départ et j'ai eu envie d'en découvrir plus. 

          ♦  Quelles sont ses qualités ?

Ce livre est plaisant à lire en raison de plusieurs aspects. Tout d'abord je ne me suis jamais ennuyée pendant ma lecture, on n'y trouve en effet aucun temps morts. Les rebondissements se suivent sans cesse, faisant évoluer autant l'action que les personnages eux-mêmes. Ces derniers sont tous très attachants, et Wren est particulièrement captivante. De sa psychologique extrêmement complexe résulte un personnage intéressant à suivre dans son évolution, perceptible à travers ses pensées que nous connaissons par le point de vue interne qui nous est proposé. De plus, même si l'histoire d'amour entre Callum et elle reste peu surprenante, le duo fonctionne très bien et permet une remise en question des idéaux de Wren. 

          ♦  Et ses défauts ?

Le défaut principal de ce roman reste le schéma classique que l'on trouve dans la majorité des dystopies et qui donne de ce fait une impression de déjà vu. Beaucoup de situations sont ainsi prévisibles, ce qui ne permet pas autant de suspense que l'on voudrait.

          ♦ Impression générale à propos de la fin du roman :

Malgré le manque de surprise de ce livre, certaines questions restant en suspens associées à une fin ouverte sur de nombreuses possibilités donnent envie de découvrir la suite de cette aventure dans le deuxième et dernier tome nommé Reset.


Bilan 

On a ici affaire à une dystopie construite sur un schéma classique, cependant les personnages développés et le concept de base permettent une histoire intéressante et très plaisante qui ravira les fans de dystopies en donnant même envie de lire la suite. 


Citation

"- Le gars t'a tiré dessus quatre fois. Tu n'as même pas cligné des paupières. Comme si tu ne t'étais aperçue de rien. 
- On m'a très souvent tiré dessus. On finit par s'y habituer, répondis-je. 
- Toi, peut-être. Moi, je ne peux pas.
- Son formateur lui a tiré dessus tant et plus, expliqua tranquillement Ever. Elle avait peur, elle aussi, alors les gardiens et lui, ils l'ont mitraillée jusqu'à ce qu'elle n'ait plus peur."